Stage FSU le 14 avril : comment s’inscrire et comment s’y rendre ?

vendredi 13 février 2015
par  FSU
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Mardi 14 avril de 9h à 16h à Magnanville Stage : Quel programme d’éducation morale et civique ? Quelle conception de la laïcité aujourd’hui ?

La FSU 78 organise deux stages importants par an. Le premier traite de thèmes revendicatifs. Le second est plus centré sur les pratiques et la pédagogie, sans être pour autant un stage pédagogique.
Ces stages sont ouverts à tous syndiqués FSU et non-syndiqués.

Pour animer ce stage, nous avons invité :
Gérard ASCHIERI
Ancien Secrétaire Général de la FSU
Directeur de l’Institut de Recherche de la FSU
Membre du Conseil Économique, Social et Environnemental

Le stage se déroulera à la salle des familles, Ferme de Magnanville, rue de la ferme, Magnanville.

Gérard Aschieri a co-écrit l’avis relatif à l’introduction d’un enseignement moral et civique à l’école, qui a été présenté à l’assemblée plénière du 24 octobre 2013. La CNCDH, Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, dans le cadre
de la loi de « refondation de l’école de la République », a émis un avis sur cet enseignement moral et civique qui sera mis en oeuvre à la rentrée 2015 à la place de l’instruction civique. En voici des extraits :

Quel sens donner à l’enseignement moral et civique ?
L’objectif ne peut être d’imposer une morale, mais de participer à la formation d’individus autonomes et de citoyens responsables. Il convient de rappeler que la mission du service public de l’éducation nationale n’est pas seulement de faire acquérir des connaissances et des qualifications. L’insertion sur le marché de l’emploi est devenue une dimension particulièrement importante aux yeux de l’opinion, des familles et des jeunes. Toutefois elle ne doit pas occulter les autres finalités du système éducatif : former l’enfant en tant qu’adulte en devenir et en même temps le futur citoyen. Si l’éducation relève en France d’un service public à caractère national c’est parce que celui-ci doit assurer l’effectivité du droit à l’éducation, à la fois dans l’intérêt de chaque enfant, mais aussi dans une perspective d’intérêt général. Dans cette perspective, la loi met au rang des missions de l’école la
transmission des valeurs de la République. Cette mission transversale concerne tous les programmes et tous les niveaux de la scolarité. Cependant, il a été instauré un enseignement particulier - dénommé en fonction des degrés et des cycles tantôt
« éducation civique », tantôt « instruction civique », tantôt « éducation civique, juridique et sociale » - qui met l’accent sur les fonctionnements des institutions et les droits. Le constat que l’on peut faire est que cet enseignement est dans les faits très
inégalement dispensé et relativement fragile, face à des disciplines considérées comme plus « fondamentales ».

Il est clair que l’objectif d’un enseignement moral et civique ne peut se justifier par la seule recherche d’une élimination des incivilités. L’objectif doit être double : d’une part aider les élèves à intégrer dans leur comportement les valeurs fondatrices de
la République, indispensables pour vivre ensemble, et en particulier l’égalité entre filles et garçons ; d’autre part les amener à développer leur raison et leur esprit critique, ce qui en chacun fait de lui un être autonome et responsable. L’objectif doit être à la fois de participer à la construction de la personnalité de chacun dans le respect de son individualité et de ses particularités, et de contribuer à faire de tous des citoyens responsables. La finalité doit être la construction d’une culture éthique, donnant aux élèves une compétence leur permettant de se forger une morale personnelle.

Pour autant, peut-il s’agir d’un « enseignement », au même titre que les autres ? Notons d’abord que la seule mention d’un « enseignement de morale », vite compris comme un « cours de morale », risque fort d’engendrer chez nombre de jeunes l’effet
inverse de celui qui est attendu. Cet enseignement ne peut se faire par des « cours », mais par la réflexion explicite et critique sur la façon de vivre ensemble. Il faudra être très vigilant à ce que cet enseignement ne soit pas perçu comme un combat de certaines valeurs contre d’autres, mais au contraire comme l’ouverture à des réponses différentes, à des sens variés que chacun peut donner à sa vie, dans le respect des autres. Il faut permettre à chacun de comprendre comment faire émerger dans des cultures diverses une part d’universel qui permet justement le lien à autrui, quel qu’il soit. C’est dans cette perspective que la laïcité est fondamentale comme instrument permettant à tous d’exercer son libre arbitre, à l’abri des dogmatismes de toute nature.

Une attention particulière doit être portée à la formation des personnels. Le système éducatif doit être exemplaire quant au respect des principes enseignés : respect des droits de chacun, non-discrimination, promotion de la coopération, de la solidarité et de la diversité. Il doit assurer le droit à une éducation de qualité pour tous. Les établissements scolaires quant à eux doivent être exemplaires en matière de « vivre ensemble », de respect des droits et de lutte contre les discriminations.

Faites la demande d’autorisation par voie hiérarchique suivant ci-dessous avant le 14 mars 2015 et inscrivez-vous auprès de la FSU 78.

Pour s’inscrire : voir les modalités ici !

Pour les collègues du premier degré, il faut compléter le formulaire ci dessous :

http://www.ac-versailles.fr/public/upload/docs/application/pdf/2015-01/annexe_6_4_autorisation_absence_formation_syndicale.pdf


Documents joints

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